• Faycal Megherbi (Avocat) : Qui des Algériens peut avoir une nationalité française ?Bon nombre d’Algériens se demandent s’ils sont Français par le lien de filiation avec un parent ou un ancêtre né durant la colonisation française en Algérie. Cette contribution se veut une réponse à ces demandes récurrentes.

    Jusqu'à la date de l'indépendance, le 5 juillet 1962, les Algériens disposaient tous de la nationalité française à la suite de la loi du 7 mai 1946. Ils bénéficiaient aussi de l'égalité électorale établie par la loi du 5 février 1958. Toutefois, si les Algériens étaient tous de nationalité française, leur statut juridique était bien différent.

    La quasi totalité des Algériens, souvent appelés "indigènes" relevait du statut de droit local, c'est-à-dire de la loi musulmane. L'autre catégorie d'Algériens (une minorité) était soumise au statut civil de droit commun (le code civil) avec des avantages certains quant à la conservation de leur nationalité française. Ces Algériens avaient obtenu leur nationalité française soit par décision de la loi sénatus-consulte du 14 juillet 1865, soit par décret (Décret Crémieux du 24 octobre 1870) ou enfin, soit par décision de justice d'un juge de paix (loi Jonnart du 4 février 1919).

    Ainsi, seuls les Français de droit commun ont conservé leur nationalité française à l'indépendance de l'Algérie.

    Les Algériens de droit local ont donc perdu leur nationalité au lendemain de l'indépendance à l'exception de ceux qui ont entamé une procédure de réintégration dans la nationalité française. Cette démarche pouvait être effectuée jusqu'au 22 mars 1967.

    Pour pouvoir engager une procédure en vue de réintégrer la nationalité française, le ressortissant algérien devra donc établir que l'un de ses ascendants ait conservé la nationalité française dans le cadre soit d'un décret, d'une loi ou d'un jugement de paix ou bien dans le cadre d'une déclaration recognitive.

    En effet, après l’indépendance de l’Algérie, tous les ressortissants algériens qui souhaitaient conserver la nationalité française devaient engager une procédure de déclaration recognitive de la nationalité française. La date butoir de cette procédure était fixée au 22 mars 1967. Peu d’Algériens ont engagé cette procédure.

    Aujourd’hui, seule la déclaration de la nationalité française par filiation est possible.

    Me Fayçal Megherbi

    avocat au Barreau de Paris

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  • Photo : APS


    Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a inauguré, jeudi, l'Opéra d'Alger qui portera le nom du défunt Boualem Bessaih, ancien diplomate et ministre d'Etat, conseiller spécial et représentant personnel du président de la République, décédé le 28 juillet dernier.

     

    La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, des membres du gouvernement ainsi que des artistes et de la famille du défunt.

    L'ancienne présidente de la République d'Indonésie, Megawati Sukarnoputri, qui effectue une visite d'amitié en Algérie, a été parmi les invités de marque de cette inauguration.

    Le président Bouteflika a d'abord dévoilé, à l'entrée du hall principal de l'Opéra, situé à Ouled Fayet, à l'ouest de la capitale, la plaque inaugurale de ce site avant de visiter les différentes salles de cet imposant édifice culturel.

    Le chef de l'Etat a visité les différentes salles de cette infrastructure, d'une superficie de 35.000 m2, qui dispose d'une salle de spectacles d'une capacité de 1.400 places, de salles de répétitions, d'équipements scéniques et audiovisuels, d'ateliers techniques et de divers espaces d'accueil.

    Le président Bouteflika a également assisté à un concert symphonique dirigé par le maestro Amine Kouider.

    Ce joyau architecturel, dont la première pierre a été posée en 2012, est un don du gouvernement chinois d'une valeur de 30 millions d'euros, décidé lors de la visite d'Etat effectuée par le président Bouteflika, en Chine en 2006.

    Né en 1930 à El Bayadh, Boualem Bessaih est un homme politique et ancien professeur de lettres et docteur Es lettres et sciences humaines.

    Ancien moudjahid, il est notamment membre du secrétariat général du Conseil national de la Révolution algérienne de 1959 à 1962.

    A l'indépendance, il occupe les fonctions d'ambassadeur dans plusieurs capitales européennes et arabes (Berne, Le Vatican, le Caire, Koweït, Rabat), puis de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères en 1971.

    En 1979, il entre au gouvernement et occupe plusieurs postes ministériels.

    Il est nommé successivement ministre de l'Information, ministre des Postes et Télécommunications, ministre de la Culture et enfin ministre des Affaires étrangères en 1988.

    A ce titre, il participe activement au sein du comité tripartite Algérie-Maroc-Arabie Saoudite, décidé par le sommet arabe de Casablanca, aux efforts déployés pour aboutir à l'Accord de Taïef qui a mis fin aux souffrances du peuple libanais.

    En 1997, il est nommé membre du Conseil de la Nation, au titre du tiers présidentiel, puis élu président de la Commission des affaires étrangères de la 2ème chambre du Parlement.

    Après avoir occupé le poste d'ambassadeur au Maroc, il est nommé par le président de la République à la tête du Conseil constitutionnel en septembre 2005.

    Boualem Bessaih est l'auteur de plusieurs ouvrages littéraires et historiques notamment sur l'Emir Abdelkader. Il est aussi l'auteur du scénario du film historique "Epopée du cheikh Bouamama 1983". Son dernier ouvrage publié à l'occasion du 50ème anniversaire de la Révolution: "l'Algérie belle et rebelle de Jugurtha à Novembre" est préfacé par le président Bouteflika.

    Aps

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  • A 9 ans, Moumouh interprète les chansons d’Ali AmraneMohamed Yahiaoui, surnommé le petit Moumouh est un écolier âgé de 10 ans.  Il est originaire d’Ighzer Ameqran, wilaya de Béjaia. Il a été fasciné par la guitare depuis l’âge de 5 ans où il avait déjà commencé à jouer quelques morceaux. Quatre ans plus tard, il finit par participer à l'animation des galas dans son village.  

    Grâce à son frangin Danil, qui lui a appris quelques notes de musique, Moumouh a vite fait du succès. Ayant de la patience et de l'amour pour la musique, Moumouh a pris tout son temps pour apprendre les chansons de chanteurs Kabyles à l'instar d'Ali Amrane. Il interprétait aussi quelques chansons de Souad Massi, de Babylone et d’autres grands chanteurs à l’exemple d’Idir. Il a déjà participé à quelques cérémonies organisées par  l’association locale horizon-Assurif. En 2015, il avait rencontré le chanteur Ali Amrane à l’occasion d’une soirée ramadanesque qu’il a tourné à Ighzer Ameqran au lycée 20 Aout 1956. Il avait interprété l’une de ses chansons : Tavalizt. 

     

    Avant de rejoindre les bancs de l’école, Moumouh s’intéressait beaucoup aux maths. C’est d’ailleurs la matière dont il obtient de meilleures notes aujourd'hui. Ses parents l'aide et l'encourage et savent bien qu'il peut faire mieux. La musique ne pourra pas être son obstacle.

    A 9 ans, Moumouh interprète les chansons d’Ali Amrane

    M.O.  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nihal Si Mohand, disparue depuis le 21 juillet au village Aït Abdelouahab dans la commune d’Ath Touderth (wilaya de Tizi Ouzou), est décédée. Le procureur de la République des Ouacifs vient de confirmer la triste nouvelle.

     

    La nouvelle que tout Ath Ouacifs appréhendaient est tombée. Nihal Si Mohand, portée disparue depuis la mi-journée du 21 juillet, a été retrouvée morte, a annoncé jeudi le procureur de la République près le tribunal de Ouacifs (40 km au sud de Tizi-Ouzou). Cette confirmation vient suite aux analyses ADN réalisées par l'Institut national de criminologie et de criminalistique de Bouchaoui (Alger) sur le crâne et des vêtements retrouvés il y a quelques jours.

    Après quelques jours de travail sur le terrain, des indices ont en effet été retrouvés par les éléments de la brigade de recherche et d’investigation de la Gendarmerie nationale qui travaillaient sur le terrain, dont des ossements et une robe tachée de sang qui ont été transférés à l’Institut national de criminalistique et de criminologie pour analyse, a tenu à rappeler le procureur au cours sa conférence de presse. Il a expliqué, au terme de la conférence de presse, que "la gravité de l’affaire et l’obligation de discrétion dans le déroulement de l’enquête" l’empêchent de donner d’autres détails à l’heure actuelle.

    Cependant la question des auteurs de cet ignoble crime reste posée. Cette fille a disparu au milieu du village. Et le mystère sur les noms de ses ravisseurs et criminels est entier à l'heure actuelle de l'enquête.

    L.M.A.

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  • Attentat de Nice : le bilan des victimes s’alourdit et passe à 85Pierre Hattermann, 56 ans, vient de succomber à ses blessures après l’attentat de Nice, a annoncé l’ex député-maire de Nice Cristian Estrosi  et président de la région PACA sur son compte tweeter.

    L’homme a rendu l’âme, ce jeudi, 10 jours de cela après le drame du 14 juillet, au CHU Paster. Il était avec sa famille sur la promenade des anglais, la nuit du 14 juillet, au moment ou Mohamed Lahouaiej Bouhle a foncé fou avec le camion dans la foule. Son épouse (55 ans) et son fils (13 ans) y ont été abominablement écrasés. Il ne reste de sa famille que Léane, une fille âgée de 14 ans. Elle demeure hospitalisée à l’hôpital Paster pour de graves blessures. Mais, selon le journal local Nice Matin, elle serait rétablie dans peu de temps.

    Pour rappelle le bilan faisait 84 victimes et 250 blessés. Aujourd’hui il augmente à 85 avec le décès de Pierre Hattermann qui a rejoint sa femme et son petit fils. Le drame a secoué toute la population Niçoise et continu de creuser dans les cœurs des familles encore en deuil.

    Le président de la région PACA a tenu via tweeter à exprimer toute ses condoléances et son soutien à sa fille encore en vie et les proches de la famille.

    De Nice Mounir Outemzabt

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